Non à l’état d’urgence. Liberté de manifester !

Rassemblement mercredi 9 décembre à 17 heures 30 devant la préfecture à Bourg en Bresse
dimanche 6 décembre 2015

Rassemblement à l’appel de :

ATTAC, Ensemble, PCF, NPA, Solidaires Ain, Sud éducation Ain, CLA, CGT Educ’action, LO

Après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, le gouvernement a instauré l’état d’urgence qui a été prolongé pendant trois mois. Avec l’instauration de l’état d’urgence, nous vivons désormais sous un régime d’exception qui n’a pas seulement des impératifs sécuritaires mais a aujourd’hui comme fonction de museler la société en installant durablement un état de peur et d’interdire ou du moins de limiter les revendications sociales, féministes et écologiques... Mais n’en déplaise à Hollande, Valls et Cazeneuve, les mobilisations continuent.

Un État hors-la-loi... et hors contrôle. Non à l’arbitraire et à l’état d’urgence permanent !
Le gouvernement défend bec et ongles la mise en place de ce régime d’exception et revendique clairement que l’instauration de l’état d’urgence est une « restriction des libertés » pour « protéger nos libertés ».

Par un simple communiqué, il a informé le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, de sa décision de ne plus respecter la convention européenne des droits de l’Homme pendant la durée de l’état d’urgence. Depuis quelques jours, le zèle et la surenchère sont de mise. 2000 perquisitions, près de 300 personnes assignées à résidence : des personnes enregistrées « fiche S », mais aussi des maraîchers bio, des squatteurs, des militants associatifs et écologistes...

On a donc affaire à un ratissage large, permettant aussi aux forces de police de régler hors procédure judiciaire de vieilles affaires... et aux renseignements de peaufiner la surveillance de certains groupes militants.

Et pour couronner le tout, de nombreuses manifestations – sociales, féministes, en solidarité avec les migrants ou écologiques – à Paris mais également dans de très nombreuses villes, on été interdites.

Sous prétexte de « guerre contre Daesh », Le gouvernement voudrait réaliser « l’union sacrée » derrière lui. C’est le moyen de justifier les interventions armées en Syrie et en Afrique qui engendrent et alimentent le terrorisme et la barbarie. Il tente de museler toute contestation en faisant passer le mouvement social pour un ennemi venu de l’intérieur.

L’état d’urgence ne doit pas nous faire oublier que ce gouvernement continue sa politique d’austérité et de destruction sociale et écologique. Macron a sans doute ces derniers jours été le plus clair en rassurant le Medef : l’état d’urgence ne perturbera ni la vie économique ni les réformes engagées et envisagées avant les attentats du 13 novembre. Nous voilà rassurés : le patronat va pouvoir continuer à licencier ou
supprimer des emplois malgré des profits toujours plus importants et n’aura bientôt plus « d’entraves » grâce au démantèlement du code du travail.

Et, pour faire bonne mesure, ce gouvernement continuera, sans doute pour combattre les discriminations et défendre les « valeurs de la France face à la barbarie », les contrôles aux faciès, bloquera les migrants aux frontières et continuera à faire de la simple communication sur le changement climatique.
Contre-réformes dans la santé, dans l’éducation nationale, suppressions de postes massives dans la fonction publique... Tout reste d’actualité.

Aucune raison donc que nos ripostes soient annulées ou différées. C’est dans ce sens que de nombreux militants ont refusé, alors que d’autres à gauche votaient la prolongation de l’état d’urgence, de se soumettre aux interdictions de manifester, que ce soit en solidarité avec les migrants ou pour la justice climatique.

Et la répression ne s’est pas fait attendre : 58 convocations au commissariat distribuées suite à la manifestation en solidarité avec les migrants du 22 novembre dernier à Paris, puis les 341 interpellations dimanche dernier pour les manifestants pour la justice climatique, dont des militants de Solidaires, du NPA, d’Ensemble ou d’Alternative libertaire.

Tous sont loin d’être des « irresponsables », n’en déplaise à celles et ceux qui à gauche ne condamnent pas cette répression... Pour nous, les premiers responsables sont bien celles et ceux qui votent la prolongation de l’état d’urgence et les mesures liberticides, sans se battre pour défendre un droit démocratique élémentaire,
celui de manifester !

Notre meilleure arme face aux terroristes et aux désordres du monde c’est de nous réunir, nous parler, nous rassembler et manifester nos opinions. Voilà ce que Daesh et d’autres veulent interdire. Voilà ce que nous défendons. Nous déclarons que nous avons manifesté ou que nous manifesterons pendant l’état d’urgence. Nous dénonçons toutes les restrictions à la liberté de manifester.Nous affirmons notre solidarité avec les personnes poursuivies. Nous exigeons la levée immédiate des
poursuites à leur égard ainsi que pour toutes celles et ceux qui seraient poursuivis pour le même motif.

Nous refusons toute criminalisation des mouvements sociaux. Nous exigeons la levée des interdictions de manifester.

ATTAC, Ensemble, PCF, NPA, Solidaires Ain, Sud éducation Ain, CLA, CGT Educ’action


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Permanences mensuelles de Solidaires

mardi 20 avril 2010

Elles ont lieu : Maison des sociétés – Bureau 12 – Ambérieu-en-Bugey


Permanence Solidaires Ain

le deuxième vendredi du mois de 18 heures à 20 heures


Permanence Solidaires - Sud éducation Ain

le premier mardi ou vendredi du mois, de 18 heures à 20 heures


Permanence Solidaires - Sud Rail

le dernier vendredi de chaque mois de 14h à 17h au local SUD-Rail chemin du dépôt 01500 AMBERIEU-EN-BUGEY.